vendredi 8 août 2014

Ironman de Zürich : le récit de Félicien

Le pourquoi du comment


2007, mon vieil ami Daniel me parle de l'Ironman d'Hawai. Ne connaissant pas l'épreuve, je m'y intéresse en regardant quelques vidéos sur internet. Elles montrent des femmes et des hommes capables d'enchaîner 3.8 km de natation, 180 km de vélo et de finir avec les 42.195 km d'un marathon. Pour moi triathlète short distance (500m natation, 20km vélo et 5km course) cela me semble énorme.. Je me souviens m'être dit :"des malades ces gens-là". Le jour suivant, de retour au travail, pour faire le malin (comme d'habitude), je promets à Daniel qu'un jour je deviendrai un homme de fer...

2011, voilà quelques années que je fais du triathlon short distance. Je décide cette année-là de m'inscrire sur un olympique distance (1.5 km natation, 40 km vélo et 10 km course), cela se passe plutôt bien pour moi et étonnamment je me sens plutôt à l'aise sur cette distance car le rythme est plus lent et la tactique de course ainsi que sa gestion sont plus intéressantes à mon goût. Suite à cette course je décide de m'inscrire dans un club afin d'en apprendre plus sur ce sport. Je contacte Frank du B3 Bulle Triathlon qui m'accueille avec Gaëlle à bras ouverts. Je me souviens lors d'un entraînement, avoir dit à Frank (pour faire le malin ;-), que mon objectif à long terme serait de faire un Ironman avant fin 2014, bien sûr en pensant qu'il oublierait vite, et que, je me contenterais de faire quelques shorts et olympiques distances.. Mais il était naïf de croire que Frank oublierait ce détail...:-)

2013, septembre, lors de la reprise des entraînements course à pied du lundi soir, je cours tranquillement aux côtés de Frank, et, comme à notre habitude, nous parlons triathlon. Quand soudain Frank me dit : "hé mais Félicien t'avais pas dit que tu allais faire un Ironman l'année prochaine??" Ma réponse : "heu ben...:-( ".

L'inscription


2013, octobre, je rentre un soir de l'entraînement, m'installe devant mon ordi et décide presque sur un coup de tête de m'inscrire à l'Ironman de Zürich qui aura lieu le 27 juillet 2014. Je n'ai jamais fait de semi-ironman (1.9 km natation, 90 km vélo et 21 km course) et jamais fait de marathon.. Ma seule expérience longue distance c'est un Trail de 52 km effectué en 5h55, bien loin des ~12-13h d'un Ironman.. Mais je suis gonflé à bloc et déterminé, j'ai l'impression (à ce moment-là ;-) que rien ne peut m'arrêter.

Le plan


Lorsque l'on s'inscrit à une course comme celle-ci les premiers trucs que l'on fait en général, c'est de regarder plein de vidéos, sites, blogs, etc, afin de se rassurer et de pouvoir se dire que finalement, ça ne sera pas trop dur.. Sauf que là, je ne suis jamais tombé sur un site qui disait un truc du style : cliquer ici et vous serez capable de faire un Ironman en 3 semaines d'entraînement seulement. J'espérais mais non.., rien du tout.. Dommage pour moi.. Du coup de octobre à fin décembre j'ai passé mes soirées à essayer de trouver des infos afin de pouvoir me concocter mon propre entraînement Félice style;-) Bref fin décembre mon plan est prêt et je suis déterminé à le suivre à la lettre. L'avantage quand on fait ce genre de course, c'est qu'on en apprend énormément sur tous les plans (technique, nourriture, renforcement, vélo, chaussures, planification, entraînement, mental, etc..) bref, on devient un Wikipedia de l'Ironman ambulant.

Les premiers pas


Bon je vais pas trop détailler mon plan d'entraînement sinon on serait encore là demain mais en gros voici l'idée de base :
De janvier à fin février, l'idée est de me faire un bon fond (préparation générale de base) histoire d'être d'attaque début mars pour le début du plan spécifique. Trop souvent lorsque l'on commence ce genre de préparation on part au taquet et fin mars on en a déjà ras le c..l et faut tenir jusqu'en juillet.. Du coup durant ces 2 mois, je n'ai pas touché le vélo, je me suis contenté de courir deux fois par semaine (~1x 45min et 1x1h) et nager aussi deux fois par semaine afin de retrouver mes sensations d'antan. Par contre, j'ai fait énormément de peaux de phoque et de ski de fond afin de faire d'autres sports et éviter ainsi la monotonie.. Depuis fin février je suis rentré dans le vif du sujet, même s'il n'était pas toujours facile de s'organiser entre le boulot, les camps de skis (dans le cadre du boulot bien sur ;-), les semaines de formations en suisse allemande, les manifestations sur certains week, les entraînements natation des triathlètes juniors, les comités de l'Open Bike, les répétitions de théâtre et bien sur Gaëlle ;-)... Bref une chose est sûre, si tu es un mec normal, avec un boulot normal et une vie normale et que tu combines tes entraînements avec ça, ben t'es déjà un Ironman avant même d'avoir fait la course. J'ose pas imaginer si tu as des enfants (chapeau Cédric et Olivier)... Bon revenons à nos moutons. Tout s'est bien passé mais mi-avril problème en course à pied, lors d'un entraînement douleurs au psoas (muscle que je ne connaissais même pas) grosse inquiétude mais finalement 3 séances chez l'ostéo et 2 semaines sans CAP seront venus à bout de ces douleurs. Fin avril petite semaine d'entraînement à Antibes (France), puis, premier test aux 20km de Lausanne ( où tout était ok). Mais voilà que fin mai lors d'un entraînement CAP de 1h45 une énorme douleur survient à l'extérieur de mon genou gauche. Comme si on m'avait planté un clou dans celui-ci. Je suis rentré à pied, j'ai essayé de garder mon calme mais le diagnostic est vite tombé.. Syndrome de l'essuie glace (tendinite genou). Dupuis là impossible de courir plus de 45min sans douleur. La M... j'ai d'abord pensé à abandonner, ne pas foutre en l'air ma santé pour cette course, puis, je me suis dit que j'allais quand même prendre ce départ et voir jusqu'où ça irait car aucune douleur à vélo et en natation. Au pire, j'abandonnerais après les 10 premiers km de course à pied. Bref, durant le mois de juin le moral était au fond des baskets.. J'ai d'abord fait une pause CAP de 2 semaines mais les douleurs étaient toujours là après 45min, j'ai acheté une genouillère, glacé, changé les chaussures et testé le tape sportif, mais toujours des douleurs après 45-50min. Un matin, avant d'aller courir, je tombe sur un forum et un gars explique qu'en faisant des minis foulées la douleur n'apparaît plus car le tendon n'est pas mis à contribution puisqu'il n'y a presque pas de flexion. Du coup j'enfile mes baskets et pars directement tester cette technique.. Et là miracle, je cours 1h10 sans aucune douleur. Bon il ne me reste plus que 2 semaines avant The Race mais peu importe l'espoir fait vivre.. Les 2 dernières semaines sont relativement calmes, ça sent la fin et je reprends confiance.

J-2


Départ pour Zurich où nous (Gaëlle et moi) avons loué un appartement, afin de pouvoir gérer la nourriture nous-même. L'appart au calme se trouve à 15min à pied de la zone de départ. Vers 15h nous nous rendons au briefing de course. Là, c'est énorme, que des mecs en mode machine de guerre.. Vélo de contre la montre, corps complètement épilé et huilé de la tête aux pieds, il y a même des mecs avec des tatoos Ironman (MDR je crois rêver ;-).. Bon j'ai quand même les chocottes car ils ont l'air d'être bien balèzes..

J-1


Nous allons sur la zone de départ vers 10h voir Fabien qui fait le triathlon olympique. Belle course, bon temps, mais sous la pluie.. Bravo Fab.. L'après-midi petite sieste et à 16h je me rends à nouveau au village Ironman pour le check-in vélo. La zone de change est immense il y a quand même 2600 athlètes.. Je dépose mon vélo et mes 2 sacs, le bleu avec mes affaires pour la transition natation-vélo et le rouge pour le transition vélo-CAP.. Puis, retour à l'appart, souper et dodo.

Le jour le plus long


Le réveil sonne. Il est 4h. Étonnamment j'ai relativement bien dormi... Je prends mon petit déj sans oublier mon shot d'ovomaltine car avec ovomaltine ça va pas mieux mais plus longtemps ;-). 4h40 derniers bisous pour Gaëlle avant de partir à pied dans la nuit pour la zone de départ. 5h10 je rentre dans la zone de change c'est énorme on est 2600 et il n'y a presque pas un bruit.. Les gens sont concentrés, on sait ce qui nous attend. Je gonfle mes pneus et vu qu'il va certainement y avoir de la pluie sur le parcours vélo et que je cherche le confort je gonfle à 7.5 bar.. Je fais les derniers contrôles, mes sacs bleu et rouge, mon vélo et mon casque. Finalement, je prends ma combi, mes lunettes de natation et mon bonnet pour rejoindre la zone de départ. Il y aura 3 vagues, 6h45 les pros, 6h50 vague 1 les nageurs en moins de 1h10 et 6h55 vague 2 les nageurs en plus de 1h10.. J'arrive à me glisser dans la vague 1. Étant bon nageur je ne crains pas de partir avec cette vague. Ma stratégie pour cette partie natation est de partir en première ligne sur l'un des côtés afin d'éviter le banc de perchettes, le bouillon comme certains l'appelle.. Comme prévu je me pose en première ligne mais je remarque assez vite que je ne suis pas sur les bords mais au beau milieu du tas.. Va falloir mettre les gaz sur 200m pour pas se faire passer dessus ;-). La pression monte, le départ est imminent.





Go go go cette fois c'est parti, je me lance dans l'eau, je fais une accélération sur 100m et hop je me glisse dans les pieds d'un nageur devant moi. 1min après le départ je réussis déjà à poser ma nage tranquille. Je ne veux pas me griller en natation et profiter un max de ma technique. Je sors de la première boucle de 1600m en 28min (~1'40 par 100m de moyenne). Je me sens mega bien, mes pulses sont à 98 c'est parfait, j'ai même rattrapé certains pros partis 5 min avant nous. J'en profite pour faire le show à mon passage sur l'île où plus de 2000 personnes sont là pour nous encourager. Pour la deuxième boucle je décide de monter le rythme car je sens que je suis capable de sortir en moins d'une heure. Je rejoins la sortie de l'eau en 59 min ce qui me fait 31' pour la boucle numéro 2 de 2300 m (~1'20 par 100m) ce qui me fera au total une moyenne de 1'30 par 100m pour les 3800m, pile poil ce que je m'étais fixé, parfait.

Petite transition de 4min puis je monte sur le vélo pour le premier tour de 90km. Je lance un bisou à mes supporters et me pose sur mes prolongateurs. Je dois rester concentré et ne surtout pas m'enflammer car je sais que je ne vais pas pouvoir suivre les gars avec qui je suis sorti de l'eau. Oui... Il n'y a pas que des avantages d'être bon nageur..:-( C'est de la folie, les 30 premiers km, il n'y a que des avions de chasse qui me dépassent. Je roule pourtant à 35-38km/h mais eux passent à 45km/h au minimum.. Bref, je regarde mon compteur et j'essaie de maintenir ma vitesse de croisière. J'arrive déjà à la première difficulté (km 30) une petite montée pas trop raide pour bien se mettre en jambes. Ensuite c'est un parcours bien vallonné à travers la campagne Zurichoise, très jolie du reste;-). Puis je me retrouve très vite au km 50 au bas de The Best une jolie montée de 4km avec de bons pourcentages. Je ne prends pas de risque et utilise un petit développement afin de garder des forces pour la 2ème boucle.. La suite : une courte descente suivie d'un long et dur faux plat montant sur 5km. Pour finir une longue descente pour retrouver le bord du lac de Zurich. Un passage devant la zone de change et je continue pour atteindre HardBreak Hill, un mur de 1km. Je me lance dans cette montée, motivé car je sais que mes supporters sont là. J'aperçois d'abord mon père avec Mat et Val, ça fait du bien de les voir là. Je m'engage ensuite dans les 300 derniers mètres, c'est l'Alpe d'Huez.. Nous sommes à la queue leu leu dans un couloir humain pas plus large que 2m.. C'est juste grandiose.. Dans la foule j'aperçois d'abord Maman puis Gaëlle et Julia.
Je m'arrête auprès de Gaëlle qui me donne rapidement mon ravitaillement pour la suite et 50m plus haut il y a Vincent qui m'attend avec une tasse de bouillon. Trop beau, ça me requinque pour la suite. Une courte descente et je rejoins la zone de change, je vois Fabien qui cette fois-ci est supporter. Je me lance dans mon 2ème tour. Les conditions ont changé, il ne pleut plus mais un léger vent de face s'est levé, ce 2ème tour s'annonce plus rude. Au 95ème km je fais un arrêt pipi de 3min puis je repars. Les 30 km du début me semblent interminables, la partie vallonnée passe plutôt bien et je repasse The Best sur le petit plateau. Courte descente et rebelote avec ce terrible faux plat. Au sommet j'en ai sec mon mental me lâche, je n'ai plus envie.. Alors je me mets à chanter, siffler et je pense à des trucs cools du style les vacances qui m'attendent dans 2 jours.. Bref ça fonctionne et je retrouve mes jambes et ma tête.. Je file à presque 40km/h sur le dernier plat avant de me retaper HardBreak Hill et enfin rejoindre la zone de change après 6h13 de vélo. Ouf, je n'ai pas crevé et je n'ai pas eu d'ennuis mécaniques.. Merci Cycles Passion, mon magasin vélo préféré ;-).


Après 7h15 de course je pose enfin le vélo, je cours pour prendre mon sac rouge et vais me changer dans la tente prévue pour ça. Je garde ma tri-fonction, mets ma genouillère anti essuie-glace ;-), je me badigeonne les doigts de pieds de vaseline pour éviter les cloques, j'enfile mes chaussettes et mets mes baskets. Voilà, prêt pour les 42.195 km du marathon final. En longeant les barrières de la sortie de zone de change j'aperçois soudain Mat, Val et mon père, à nouveau ça passe bien de les voir. J'attaque cette troisième course dans la course sans savoir jusqu'où mon genou tiendra et bien sûr sans savoir jusqu'où mon mental tiendra... Au premier ravitaillement je m'arrête pour une 2ème pause pipi (ouf ça fait du bien:-). Voilà cette fois c'est parti. Le parcours est, pour moi, constitué de 4 parties. Les 4 premiers km que je trouve à chaque tour interminables, le km 4.5, que j'adore car c'est là que l'on reçoit le bracelet de couleur qui indique le nombre de tours que l'on a accompli, les 3 km de 5 à 7 qui passent relativement bien car il y a beaucoup de monde et les 3 derniers km que j'adore car ils passent mega vite. Donc me voici dans mon premier tour, je suis très vite frappé par le fait que je n'ai absolument mal nul part même après 180km de vélo, ce qui me rassure... Très vite après seulement 2km je vois que tous mes supporters sont là. Je pense vraiment que sans eux il est impossible de faire un truc pareil, à chaque fois que je les vois ça me donne l'envie de continuer, d'avancer pour ne pas les décevoir et je vous garantis que c'est important dans une course aussi longue. Au km 2 Cédric me rattrape, il a fait un super vélo et surtout il a nagé en 1h15 ce qui est excellent pour lui.. Je pense qu'il est entrain de faire une grosse perf. Je parle un moment avec lui puis il me lâche assez rapidement. Bonne chance... Km 4.5 je reçois mon bracelet bleu, yes déjà 1 c'est trop beau. Km 5 Gaëlle m'attend avec du bouillon et en même temps Julia me fait toujours ses bons vieux gags du style : pense au pom pom Girls de l'arrivée. Rigoler, ça aussi ça fait du bien. Après le ravito, je passe le pont qui mène de l'autre côté du lac puis une longue ligne droite et retour pour les 3 derniers km de la boucle. Je profite de chaque ravitaillement. Ma stratégie est de courir de ravito en ravito et de marcher lorsque je bois ou mange. Cela fonctionne à merveille sur le premier tour. Lorsque l'on finit un tour on passe devant l'allée du paradis (la finish line) ce qui n'est pas si facile pour le mental. Mais je me motive et je me dis que dans 3 tours c'est pour moi.. A mon premier passage dans cette zone, le 1er homme finissait sa course en 8h50. Des malades ces gars;-). 2ème tour, je sens que je commence à entrer dans le dur, au ravito je marche de plus en plus longtemps mais j'arrive toujours à me relancer.. Je suis heureux car ma technique des minis foulées fonctionne et je ne sens pas du tout mon genou. Km 14.5, yes 2ème bracelet..

 Les amis sont là, ils m'encouragent ce qui me permet toujours d'avancer. Je croise certains coureurs qui on déjà leur 4 bracelets et je pense : quelle chance ils ont.. Enfin, fin du 2ème tour en ~ 2h30. Je sens que le 3ème tour va vraiment être très dur surtout mentalement. Je suis aussi gêné au niveau de la respiration car mon thorax me fait mal, je pense qu'il est irrité du fait qu'il est mis à contribution depuis bientôt 10h.. Je ne m'étais pas trompé, du km 22 au km 33 la course est horrible.. Je marche de plus en plus, je marche trop, beaucoup trop et je sens que mes supporters me regardent bizarrement, je dois avoir une tête d'enterrement du genre, blanc comme un linge :-< .. Je récupère mon 3ème bracelet, au prochain tour ça sera le dernier.. Finalement, je finis ce tour tant bien que mal. Allez plus qu'un et c'est fini.. Je reprends espoir, je sais que mon objectif de -13h est atteignable si je ne marche pas trop. Je me remets à courir plus souvent en m'arrêtant de moins en moins. Le sourire revient et Mat m'encourage en me disant qu'il faut aller chercher le dernier bracelet, le ROSE. J'y arrive enfin, je le reçois et je l'embrasse tellement je suis heureux de le recevoir.. Là mon mental reprend le dessus et je cours presque 3km non stop. Je croise Cédric qui n'est plus qu'à 2 km de l'arrivée et je l'encourage. J'arrive au bout de la ligne droite et j'aperçois le panneau 7km.. Plus que 3km, 2km, 1km. Dernier km, Fabien m'attend dans l'un des derniers virages, il me crie you are an Ironman. Il ne me reste plus que 300m, je pense à tout le monde, Gaëlle, papa, maman, Mat, Val, Julia, Vincent, Fabien, la famille Currat, la femme d'Olivier et toutes celles et ceux qui me suivent depuis ce matin devant leurs écrans, qui m'ont soutenu de près ou de loin dans mon projet, dans ma préparation et qui on cru en moi.. Me voici, j'arrive dans l'allée du paradis, 100m de pur bonheur. Les gens sont amassés, le DJ met la musique à fond, j'entends mon prénom prononcé par le speaker. Je passe la ligne, j'ai les frissons, je lève mes bras au ciel.

YOU ARE AN IRONMAN !!! 12h28'16


Une fois la ligne passée, je croise Cédric qui est arrivé 20min avant moi je le félicite. On reste assis là un moment sans trop savoir ce qui nous arrive. On pense à Olivier à qui il reste encore 3 tours. Courage. Après la photo finish je retrouve enfin Gaëlle, je saute dans ses bras, je lâche quelques larmes de bonheur. Je vois maman et papa que je serre aussi dans mes bras. Quelle course... Quelles émotions..

Voilà je vais en rester là car la suite est connue.. Pizza, bière et dodo.. Ce fut l'une des plus belles aventures de ma vie, tant au niveau de la performance physique, mentale et émotionnelle ainsi que de la connaissance de soi. Je remercie toutes les personnes qui m'ont soutenu durant ma préparation et ma course. Je remercie surtout mon épouse Gaëlle qui m'a supporté depuis novembre et qui connaît presque mieux que moi le monde Ironmam tellement je l'ai saoulée avec ça.



Merci à vous tous.

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